COUPIER Jean Théodore

 

COUPIER Jean Théodore.- [1820 - U1908 Saint-Denis Hors (Indre et Loire)] Ingénieur chimiste né le 12 avril 1820 à Presles (département de la Seine & Oise). Fils de Jean François Coupier, cultivateur et de Marie Margueritte Boitelle.

Vie professionnelle. - Durant sa vie professionnelle, cet ingénieur chimiste participa activement à la recherche sur les matières colorantes chimiques artificielles; mais ce ne fut pas sa seule activité.

            Sa vie professionnelle débuta de très tôt. En effet, à 15 ans il était déjà clair dans un office notarial de Poissy

Dès 1843, à l’âge de 23 ans, alors qu’il résidait à Paris, il inventa une grille serpentine pour alimenter les chaudières à vapeur.

            En 1849, il mit au point la fabrication de la pâte à papier avec de la paille, du bois, du jute et des roseaux ; À cette époque, le chiffon devenant rare, ses procédés furent immédiatement appliqués.

            En 1852, il parvint à extraire les sels de potasse des betteraves.

            On peut supposer, après lecture de certaines sources, que Jean Théodore commença sa carrière de chimiste chez “Poirrier & Chappat fils” au sein de laquelle il y déposa de très nombreux brevets concernant l’obtention de colorant. En 1865, il fit l’une de ses plus importante découverte de sa carrière : La réalisation de la séparation des hydrocarbures du goudrons de houille, que l’on croyait alors impossible ! (voir récompense de 1867)

            En ce qui concerne les colorants artificiels, il démontra la nécessité d’employer des matières premières très pures et, en même temps, mit en évidence le rôle catalytique de petites quantités de matières minérales (voir mémoire Th. Coupier du 25/04/1866).

            Il fût le premier à se livrer au commerce du benzène cristallisable, de l’aniline et du toluène purs. Il inventa le procédé de fabrication de la fuchsine par le nitro-benzole, que l’Allemagne adopta très rapidement.

            En 1875, Jean Théodore créa, en association financière avec l’artiste peintre : Auguste Schenck, l’usine du Tremblay dans l’Oise. Cette usine, “Th. Coupier & Cie” était spécialisée dans la fabrication des matières colorantes produites et dérivées de la houille.

            Il revend cet établissement au cours d’année 1884 à la Compagnie Parisienne des Couleurs d’Aniline, dont la maison mère était allemande (Groupe Hoeschst - Frankfurt-) qui était fortement intéressé par les procédés de fabrication de la fuchsine.

            Après avoir brillamment terminé sa carrière, il se retira au manoir de Château Gaillard, à Saint-Denis Hors. Jean Théodore Coupier aimait beaucoup cette élégante maison élevée par le roi Charles VIII pour le Jardinier italien Pacello de Marcogliano.

            Des deuils successifs devaient profondément altérer la santé et le moral du savant. Le 23 décembre 1903, il perdit sa fille Madeleine, et en 1907, le 17 novembre, son épouse, qui avait été pour lui une compagne remarquable. Trois mois plus tard, Jean Théodore Coupier les rejoignait, pour toujours, dans le cimetière d’Amboise.

Médailles et Récompenses.- Grâce à ses nombreuses découvertes, Jean Théodore Coupier, obtint au cours de sa carrière:

            ð En 1866, Jean Théodore Coupier expose à Société Industrielle de Mulhouse, un Mémoire sur la fabrication des couleurs dérivées du goudron de houille. Le rapport de ce dernier sera fait par monsieur A. Rosenstiehl, professeur de chimie à l’Ecole supérieure des sciences appliquées.

            ð En 1867 à l’exposition universelle de Paris, une médaille d’or, pour la fabrication des rouges de Toluène et une médaille d’argent pour la séparation des hydrocarbures, 

            ð En 1868, une médaille d’honneur, au concours des prix relatifs aux arts chimiques, par la Société industrielle de Mulhouse, pour la fabrication d’un rouge sans arsenic, “le rouge de Toluène”.

            ð En 1872, une récompense, par la Société d’Encouragement (Paris), pour la fabrication de l’encre dite “des écoles”. La commission d’enquête était composée de professeurs de chimie et de chimistes émérites : Messieurs Balard, Wutz, Bolley, Kopp et Schutzenberger.

            ð En 1873 à l’exposition Universelle de Vienne en 1873, un grand diplôme d’honneur.

            ð Il fût nommé, par décret du  20 octobre 1878, Chevalier de la Légion d’honneur.

Vie familiale.- Jean Théodore épousa en première noce, madame Louise Adolphine Major. Ils eurent ensemble plusieurs enfants :

                        - Marie Apolline           née à Paris                    en 1848

                        - Alexandre                  né ?                              en 1849

                        - Charles                      né Corbehem                en 1859

                        - Marthe                       née à Villers le Bel        en 1863

                        - Marie Augustine         née à Poissy                 en 1870

                        - Jeanne Elise               née à Catane                en 1855